ABKingdom
ABKingdom
User   Password   Keep    Sign up
Advertisement ▼
 
12 articles
Pour tout ce qui touche à votre santé, les complications, ce qu'il vaut mieux éviter de faire avec ses couches, l'incontinence...
Combien de temps peut-on garder une couche mouillée ou sale ?

Pour une couche mouillée, il est possible de la garder la nuit et éventuellement la matinée suivante, si elle est suffisamment absorbante (ne pas hésiter à la doubler de couches traversables).

Les fuites sont plus irritantes que l'urine absorbée par la couche et mise à distance de la peau par les absorbants qu'elle contient. Ce n'est pas le cas avec les couches en tissu, où l'humidité reste davantage en contact avec la peau.

Dans l'absolu, il faut changer une couche toutes les 6 heures et faire précéder le nouveau change d'une toilette soigneuse. Pour un adulte, cela veut dire :
- douche avec savon (ou mieux pain dermatologique)
- rinçage et séchage soigneux de la peau.

Je rappelle qu'au départ l'urine est stérile mais constitue une fois émise un assez bon milieu de culture pour les microbes.

Dans le cas d'une couche "sale" (avec matières fécales), le délai doit être beaucoup plus court (2 à 3 heures maximum) et les soins d'hygiène très soigneux (plis de la peau, région fessière). Les matières fécales contiennent naturellement des millions de germes microbiens.

Le non respect des consignes se traduira un jour ou l'autre par l'apparition de "boutons" ou pire encore de rougeurs ("diaper rash") qui vont démanger et surtout brûler, voire s'accompagner de plaies et d'érosions de la peau. De plus, dans le cas de couche sale, il y a un risque d'infection vaginale important chez la fille et urinaire dans les deux sexes (un peu moins chez le garçon).



Qu'est-ce qu'un catheter, une sonde et comment les utiliser ?
Il y a deux sortes de "cathéters" : les sondes vésicales et les cathéters trans-cutanés. Dans les deux cas, leur pose (et leur utilisation) est un geste médical, devant s'accompagner d'une asepsie rigoureuse, c'est à dire d'une méthode digne d'un chirurgien devant respecter les principes de non contamination par les microbes.

Ce sont des techniques TRES DANGEREUSES et je les déconseille vivement. Elles nécessitent par ailleurs une certaine adresse et il faut une certaine pratique pour parvenir à les poser à quelqu'un et encore plus à soi-même. La mise en place est par ailleurs souvent DOULOUREUSE. On comprendra donc que je ne donne aucun conseil de pose et me contenterai de vous décrire les deux types d'appareillage et leurs risques.

En principe leur usage est réservé aux médecins ou au corps médical, mais il est vrai qu'il en existe en vente libre (à des prix plus élevés du fait des circuits de distribution non médicaux, ne donnant pas ailleurs pas toutes les garanties de sécurité).

- Les sondes : elles sont soit en caoutchouc, soit en silicone. Le caoutchouc est allergisant, d'où la commercialisation à présent des sondes en silicone. Certaines sont à usage unique et lubrifiées, d'autres sont réutilisables et doivent avant réemploi être stérilisées après mise sous pack (comme les instruments des salles d'opération), il faut donc disposer des emballages adaptés (une face plastique et une face papier renforcé) et d'une machine à souder les packs. Ces sondes réutilisables doivent être lubrifiées avant mise en place (jamais avec un corps gras ou de la vaseline). Pour les mettre en place, il faut faire un lavage chirurgical des mains (savon spécial, eau stérile, brosse stérile) et mettre aussi des gants stériles, désinfecter le pénis ou la vulve comme avant une opération. On aura compris pourquoi je ne donne pas la technique précise de pose. Quand on met la sonde en place, pour éviter qu'elle ne se retire toute seule, il y a un petit ballon qui l'entoure. Ce ballonnet est relié à une deuxième petite tubulure qui court le long de la sonde proprement dite et par laquelle on va insuffler de l'air pour gonfler le ballonnet dans la vessie, ce qui va bloquer la sonde et empêcher qu'elle redescende par l'urètre. On ferme ensuite cette petite tubulure avec un bouchon pour que le ballonnet reste gonflé. Si le ballonnet n'est pas en place dans la vessie, on risque de le gonfler dans l'urètre, et là, bonjour les dégâts !

Les sondes sont reliées à un sac en plastique qu'il faut vider régulièrement et changer tout aussi régulièrement. Si le sondage est fait de manière parfaite, il ne présente pas un risque infectieux majeur. En revanche, les sondages répétés et le sondage permanent (dit "sonde à demeure") présente des risques majeurs : lésions des sphincters, de la vessie et infections qui peuvent se transmettre au rein. Voila toutes les raisons pour lesquelles je vous déconseille fortement d'essayer... Si en plus vous ne connaissez pas la technique, vous risquez d'en garder un douloureux souvenir. Le sondage est plus facile chez la femme car l'urètre est très court. En revanche chez l'homme il est plus difficile techniquement du fait du trajet de l'urètre dans la verge et ensuite dans la prostate.

- Les cathéters trans-cutanés : ils sont à usage unique. Il faut piquer la peau du ventre avec l'aiguille reliée au cathéter pour le mettre en place dans la vessie. Dans ce cas, le tuyau d'évacuation passe à travers votre paroi abdominale... Vous aurez compris que là encore il y a bien des risques à se faire cela soi-même. D'abord, il faut bien viser puis mettre en place le cathéter, une fois l'aiguille en position dans la vessie. Là aussi on relie à un sac. Là aussi, les risques infectieux sont grands.

Alors soyez sages ! Fantasmez là dessus mais de grâce ne passez pas à l'acte. Si vous ratez votre expérience, vous irez en plus expliquer l'origine de vos lésions au médecin après...

Existe-t-il des médicaments pour devenir incontinent ?
Pour répondre à cette question, j'ai effectué une recherche très approfondie dans une base de données sur les médicaments.

Pour commencer, il n'existe aucun médicament destiné à cet usage. Par définition un médicament est destiné à soigner, pas à rendre malade ! L'incontinence n'est pas médicalement considérée comme un effet bénéfique d'un produit.... Tous les médicaments qui risqueraient nettement d'entraîner une incontinence n'ont donc jamais été fabriqués et leur expérimentation arrêtée (sauf si le bénéfice pour l'affection en question est vraiment majeur, voir un peu plus bas pour la Clozapine).

Cependant, il existe des médicaments (pas plus de 30 en tout) qui présentent un faible risque d'engendrer une incontinence ou une énurésie (voir la question qui traite de la différence entre ces deux termes), qui figure dans les "effets secondaires" à savoir que quelques cas mondiaux ont été décrits. Ce qui veut dire que vous avez peut être autant de "chance" d'avoir l'effet secondaire "recherché" que de gagner au loto.

En revanche, il est dangereux de prendre un médicament pour une maladie que l'on n'a pas car les bénéfices peuvent se transformer en graves ennuis. Par exemple si vous prenez un médicament contre le diabète et que vous n'êtes pas diabétique, vous pouvez vous retrouver dans le coma !!! Je crois que vous avez bien compris le problème.

Je voudrais tordre le coup à certaines idées préconçues :
- Les diurétiques (le plus anodin étant l'infusion de queues de cerises) : ils font faire davantage pipi mais pas de façon involontaire... donc n'entraînent ni incontinence, ni énurésie.
- Les somnifères : ils font dormir, mais pas pour autant faire pipi au lit Si vous associez somnifères et diurétiques, vous allez vous réveiller tard avec très mal au ventre, et c'est tout.

Un commentaire particulier concernant la Clozapine ou Meponex (utilisé dans le traitement de la schizophrénie et de formes très graves de maladie de Parkinson). Vu ses indications, vous avez déjà une idée de son caractère agressif pour l'organisme, ce n'est pas un simple cachet d'aspirine. Ce médicament entraîne une énurésie dans 28% des cas. C'est sans doute le seul qui entraîne autant d'énurésie, mais cela ne fait tout de même pas plus d'un cas sur trois... Il possède aussi beaucoup d'autres inconvénients et bien d'autres effets secondaires. Il est d'ailleurs réservé à l'usage hospitalier. Note qui donne une idée du risque : "L'instauration du traitement par la clozapine (risque d'apnée, donc d'arrêt respiratoire) ne doit se faire qu'en milieu hospitalier disposant d'un matériel de réanimation" recommandation figurant dans le mode d'emploi du médicament en question).

Pour finir vous pouvez toujours utiliser le truc du doigt trempé dans un verre d'eau froide pendant qu'on dort (donc à faire à la copine ou au conjoint par exemple, parce que, à soi même c'est difficile à programmer pendant le sommeil). Vous me direz si ça marche...

Est-il risqué de mettre de la nourriture ou d'autres produits dans sa couche ?
Cela comporte un risque : celui d'irriter la peau (comme l'urine qu'on garde trop longtemps ou plus encore les matières fécales, donc votre gros "caca"...) et celui de favoriser une infection urinaire. Deux exemples :

- Le lait de toilette, parfois mélangé à du talc : quand on laisse trop longtemps ces produits en contact avec la peau apparaissent des rougeurs et/ou parfois des petits boutons. Le lait de toilette n'est pas fait pour être laissé en contact avec la peau, il doit être rincé au moins avec de la lotion adoucissante. C'est plus difficile à rincer si vous n'êtes pas rasé ou épilé (le rasage et l'épilation sont abordés dans une autre question-réponse), donc prenez une douche.
- Le talc, c'est très mauvais, les pédiatres le déconseillent, c'est censé assécher la peau, c'est pour cela que la tradition populaire en vantait les soit-disant mérites. Mais en fait c'est du sable microscopique, donc c'est irritant. En plus, avec le lait de toilette cela forme une pâte humide qui va provoquer une macération. Ses seules utilités : mettre des chaussures avec les pieds nus quand on a du mal à les enfiler, et à condition de ne pas transpirer des pieds. Et talquer vos culottes en caoutchouc ou latex, sinon le caoutchouc devient collant, impossible à enfiler et vous risquez de déchirer votre culotte. Mais mettez en le minimum, et secouez bien votre culotte pour éliminer le surplus. C'est inutile sur une culotte en plastique.
- Les autres "produits" notamment alimentaires (petits suisses, huile, vaseline, banane écrasée, ketchup, etc...). Tous ces produits sont potentiellement irritants dans la mesure où le contact avec la peau est prolongé. Donc amusez-vous 1 heure avec, masturbez-vous (ne me dites pas que vous ne le faites pas...). Après cela ne vous fera plus trop envie, donc vous irez enlever tout cela et prendrez une bonne douche. Sinon vous risquez à peu près la même chose qu'avec le lait de toilette...

Tout est question du temps d'application, de la fréquence de ces jeux et la sensibilité de votre peau. Comme je l'ai déjà dit, il ne faut pas garder les couches trop longtemps, à partir du moment où elles sont mouillées, ou plus encore imbibées d'un produit quelconque. 8 heures, c'est la limite pour l'urine, si vous avez la peau sensible à ce genre de phénomènes, il faudra descendre à 6 heures, voire 3. Divisez le temps par deux si vous avez ajouté un produit quelconque.

Si vous avez déjà tendance à avoir des boutons avec votre couche sans faire pipi dedans, vous prenez des risques. Si vous avez une magnifique peau rose après une journée en couche trempée, vous en avez beaucoup moins...

Une remarque : l'huile, l'huile pour bébé (baby oil), l'huile d'amande douce, la vaseline vont par ailleurs endommager définitivement vos culottes en plastique ou en caoutchouc si elles entrent en contact avec le produit huileux. A réserver aux changes complets... Les gels intimes lubrifiants à base d'eau vendus en grande surface ou en pharmacie sont d'utilisation plus sûre. Leur contact dans une couche ou à même une matière plastique ou latex est par ailleurs extrêmement agréable. Ne les laissez toutefois pas trop longtemps non plus. Le meilleur et le plus agréable et inoffensif : Sensilube. Essayez, c'est délicieux...

Que faire en cas d'irritation de la peau ?
J'ai abordé ailleurs le problème des causes d'irritation de la peau : l'urine, les matières fécales, le lait de toilette, le talc, les crèmes, les petits suisses, etc...

Les boutons traduisent une irritation des follicules pileux (folliculite). Les rougeurs sont un signe d'érythème fessier débutant ou aussi d'un eczéma. Celui-ci est plus fréquent dans les plis de l'aine. Vous pouvez aussi avoir des rougeurs et des brûlures sur votre verge ou la vulve, au niveau de la muqueuse (partie rosée, muqueuse de la vulve ou du sillon de la verge et du gland ; l'inflammation s'appelle vulvite pour la vulve ou balanite pour le gland).

Comment faire à présent pour faire passer tout cela : l'eczéma, les rougeurs, les boutons... Si vous ne mettez des couches que par plaisir, et si vous souhaitez que cela reste un plaisir, il faut impérativement ne plus mettre de couches pendant quelques jours dès l'apparition des premiers signes (picotements, démangeaisons, légère brûlure) et cela passe le plus souvent tout seul. Si vous ne pouvez vraiment pas vous en passer (en êtes vous vraiment certains ?), il faut faire une toilette soigneuse en changeant sa couche : pas de lait de toilette, mais une douche avec pain dermatologique, (pas de savon dans ce cas qui irrite aussi), rinçage soigneux et séchage minutieux de la peau. Pour les bébés qui ont de l'érythème fessier, on recommande de ne pas leur mettre de couche imperméable, ou même de ne pas leur mettre de couche du tout (pas facile à gérer) et on leur enduit les fesses d'éosine. A vous de voir si vous aimez la couleur et les taches sur vos vêtements. Les crèmes protectrices hydrophobes, ça marche aussi (but : éviter le contact de l'urine et des selles avec la peau).

Si cela ne se passe pas au bout de 2 ou 3 jours, arrêtez impérativement les couches cette fois et continuez les soins avec douche tous les jours. Si cela continue ou s'aggrave il faudra cette fois voir un médecin. En effet, il est fort probable que les médicaments ou pommades dont vous aurez besoin nécessitent une prescription médicale, donc une ordonnance. Un truc pour ne pas dire d'où cela vient exactement : vous êtes allé(e)s à la piscine et vous avez gardé votre maillot de bain mouillé sur vous après. Cela, vous ne pourrez le dire que si les lésions sont encore limitées, mais si vous ressemblez à un nourrisson au derrière tout crevassé, ou à un cul de singe, vous jugerez, mais un peu tard, que l'on ne vous y prendra plus ! Dans ce cas me contacter, on en discutera...

Au fait savez vous que s'enduire le corps d'urine est bon pour la peau ? A condition de rincer pas trop longtemps après sinon bonjour les odeurs tenaces... L'urée contenue dans l'urine entre dans la composition de nombreux produits de beauté. Il n'y a donc pas toujours des inconvénients.

Peut-on devenir stérile en portant des couches ?

Aucune étude ne l'a prouvé. Je préfère rapporter ci-dessous le point sur la question qui a été abordé en septembre 2000 dans le "Quotidien du Médecin" :

Couches-culottes : trop chaud pour les testicules ?

- Les couches-culottes jetables, qui comportent un enrobage en plastique, contribuent-elles à la baisse de la fertilité masculine, constatée depuis quelques années ? C'est l'hypothèse formulée dans "Archives of Diseases in Childood" par des auteurs allemands, qui ont mis en évidence une différence significative de la température du scrotum chez des jeunes garçons équipés de couches en plastique ou du modèle d'antan, tout-coton. En 1992 était publiée une métaanalyse suggérant que la qualité du sperme serait en diminution depuis une cinquantaine d'années (E. Carlson et coll. "BMJ" 1992 ; 305). La notion a, depuis, été confortée par un certain nombre de travaux supplémentaires et constitue dorénavant une véritable préoccupation. D'autant que, parallèlement, même si le lien entre les deux phénomènes n'est pas établi, une augmentation substantielle de la fréquence des cancers testiculaires a été constatée, en particulier chez les hommes jeunes.
- Sauna, slips serrés : La pollution chimique par des composés estrogènelike fait figure de principal accusé. On s'est toutefois également intéressé aux effets de la température, puisque l'on sait qu'une élévation de la température testiculaire peut conduire à une stérilité réversible. Une simple séance de vingt minutes dans un sauna se traduit ainsi, après quelques jours, par une baisse de la concentration en spermatozoïdes ; concentration qui ne retrouve son niveau normal que dix semaines environ après l'exposition à la chaleur. Des sous-vêtements trop ajustés ont aussi été évoqués. Scruter la mode masculine en la matière n'a toutefois pas conduit à des résultats très clairs. C'est un peu une variante de cette hypothèse qu'ont repris les pédiatres allemands, en se penchant sur la mode premier âge. Quarante-huit jeunes garçons, âgés de 0 à 55 mois et répartis en trois classes d'âge, ont testé pour leurs semblables la couche en plastique contre la couche en coton. Chez chaque enfant, une mesure de la température extérieure du scrotum a été réalisée en continu pendant vingt-quatre heures, à deux reprises, l'enfant portant l'un ou l'autre des dispositifs antifuite. Les résultats montrent manifestement que le plastique tient au chaud, et peut-être trop. La différence moyenne entre températures du scrotum selon la couche portée varie en effet de 0,6 °C à 1,1 °C en fonction de la tranche d'âge considérée. Les températures moyennes les plus élevées sont observées chez les nouveau-nés portant des couches en plastique. A trente reprises, un maximum dépassant 37 °C a été relevé chez les enfants portant des couches en plastique, alors qu'un tel maximum n'a été observé que huit fois lors des sessions tout-coton.

Enfin, en tenant compte des incertitudes de mesure, chez 13 enfants portant des couches en plastique, la température moyenne du scrotum est apparue strictement identique à la température rectale. La conclusion des auteurs est donc que les mécanismes physiologiques qui, normalement, maintiennent la température testiculaire en dessous de la température corporelle sont contrebalancés par le port de couches en plastique et que leur effet apparaît complètement aboli dans 27% des cas (13/48).

- La spermatogenèse : Les écarts thermiques mis en évidence, de l'ordre du degré, sont loin d'être négligeables. Chez l'homme, on considère qu'une élévation de la température testiculaire de 1°C, ou une réduction de 1 à 2°C de l'écart avec la température rectale, entraîne un retentissement significatif sur la spermatogenèse. Évidemment, toute la question est qu'il s'agit ici de jeunes enfants, et que rien ne prouve qu'une élévation de température de 1°C entraîne des dysfonctionnements dans le testicule en développement. Des observations chez l'animal, mettant en relation une cryptorchidie primaire avec une dégénérescence des cellules germinales, vont toutefois dans ce sens. Dans un éditorial associé à l'article, le Pr I. A. Hugues (Cambridge) rappelle, en outre, que les testicules de l'enfant sont le siège d'une activité endocrinienne et que les cellules germinales subissent de nombreuses mitoses durant les périodes fœtale et postnatale, même si les premières méioses n'interviennent qu'à la puberté. Au total, donc, l'hypothèse paraît plausible. Elle n'est d'ailleurs pas exclusive, puisque l'on peut fort bien concevoir qu'un dysfonctionnement précoce, dans la mise en place de la fonction germinale, potentialise ensuite l'effet d'un toxique sur cette même fonction. En définitive, seule l'épidémiologie pourra apporter une preuve formelle de l'hypothèse. Les auteurs suggèrent d'ailleurs une idée intéressante : comparer les populations est-allemande et ouest-allemande, sachant, d'une part, que la couche en plastique a mis du temps avant de franchir le rideau de fer, d'autre part, qu'à l'Est la propreté était un objectif visé à l'âge de 10 mois, solidarité prolétarienne oblige, tandis qu'apparemment les jeunes vessies se répandent encore volontiers jusqu'à 3 ou 4 ans. En attendant, que recommander à la maman inquiète ? (et le papa, donc...). I. A. Hugues suggère qu'au moins, en cas de fièvre, qui majore le risque de surchauffe, il soit recommandé de déshabiller l'enfant et de ne lui faire porter que des couches en coton. C'est néanmoins une demi-mesure : les parents vont devoir choisir leur camp. Vincent BARGOIN C.-J. Partsch et coll. "Arch Dis Chi", 2000 ; 83: 364-368.

En résumé : cette étude a été faite chez les bébés. Le port de changes complets chez le bébé pourrait donc avoir un retentissement sur la quantité de spermatozoïdes présente dans le sperme à l'âge adulte ce qui ne veut pas dire absence totale de ces spermatozoïdes et donc pas stérilité mais éventuelle hypofertilité. Toutefois il y a peut être d'autres facteurs responsables. L'article ne dit rien sur le port des couches chez un adulte. C'est en tout cas un argument supplémentaire pour ne pas porter des changes complets 24h/24 et 7 jours /7. Enfin, l'article ne précise pas, si, quand les bébés mettaient une couche en coton, celle-ci était recouverte ou non d'une culotte en plastique...



Quelle est la différence entre incontinence et énurésie ?

L'incontinence urinaire est la perte involontaire des urines. Il existe aussi l'incontinence fécale, dont je ne parlerai pas. Cette incontinence a de multiples causes, qui diffèrent chez l'homme et chez la femme et selon l'âge. Je vous conseille un bon site qui explique bien les différences http://perso.club-internet.fr/fsor/

Sans détailler autant que sur ce site, et pour simplifier, disons que l'énurésie est une variété très particulière d'incontinence d'urines et c'est sans doute ce qui intéresse le plus de monde ici puisque c'est le "pipi au lit", donc l'immaturité vésicale liée à l'état de bébé.... On sait que cela peut se prolonger plus ou moins tard dans la vie. Ce n'est donc pas une maladie et c'est considéré comme normal jusqu'à l'âge de 5 ans. Après, on peut être amené à rechercher si il n'y a pas autre chose pour l'expliquer, ou au moins éliminer une autre cause d'incontinence. Ce pipi au lit, comme son nom l'indique a la caractéristique d'être nocturne. S'il est aussi diurne, il y a probablement une cause qu'il faut rechercher, notamment un "reflux vésico-urétéral" qui est du au fait que l'urine reflue dans les uretères pendant la miction (les uretères sont les tuyaux qui vont du rein à la vessie), ce qui entraîne un résidu d'urine dans la vessie après avoir uriné, source possible d'infection.

Pour les autres causes d'incontinence :
- Chez l'homme c'est essentiellement lié aux problèmes de prostate, et aussi si la prostate est opérée. Il y a quelques cas d'incontinence par impériosité sans problème de prostate chez l'homme, voir ci-dessous les explications concernant cette impériosité.
- Chez la femme, on distingue l'incontinence dite d'effort (quand la femme court, éternue, soulève un objet), et l'incontinence par impériosité mictionnelle (dite d'urgence, parce qu'on ne peut se retenir). L'incontinence d'effort est due au fait que le sphincter fuit, car il a été fragilisé et au fait que l'urètre est très court chez la femme. L'impériosité mictionnelle est due à une hyperexcitabilité du muscle de la vessie. Les deux causes peuvent être associées et on parle alors d'incontinence mixte (effort impériosité). Les accouchements jouent un rôle non négligeable dans la survenue de l'incontinence d'effort, mais on peut aussi en voir chez les femmes qui n'ont pas accouché, à la ménopause mais aussi chez des femmes jeunes.
- Dans les deux sexes : chez les personnes âgées et les paralysés (d'origine vasculaire, ce sont les gens qui ont fait une "attaque" ; ou traumatique par fracture de la colonne vertébrale par exemple). Dans tous ces cas les causes sont liées à des désordres neurologiques.
Il y a aussi beaucoup d'incontinence chez les personnes ayant des handicaps mentaux ou moteurs.

Je rappelle qu'il n'y a aucun moyen de devenir incontinent. Les recettes que vous pourrez lire ici ou là peuvent (rarement) "marcher", surtout pour leurs auteurs, mais cela n'a vraiment rien de systématique (ça se saurait). En plus certaines sont très dangereuses, et enlèvent toute spontanéité à la dite incontinence (mettre une sonde dans la vessie, stimulations électriques avec sonde, etc...).



Comment faire croire à mon médecin que l'on est incontinent ?
Commencer par lire la question consacrée à la différence entre incontinence et énurésie. Vous vous rendrez compte assez vite que si vous êtes un homme, vos "chances" sont minimes.

A la rigueur vous pouvez dire que vous faites pipi au lit, vous pourrez passer pour un enfant attardé, mais cela semblera très louche. On risque de vous faire des examens médicaux plus ou moins poussés et désagréables, voire douloureux, ou même dangereux si vous n'en avez pas besoin : urographie intraveineuse, urétrocystographie rétrograde (radios avec injections dans les veines ou sonde), épreuves urodynamiques.

Si le médecin pousse suffisamment loin les investigations, il finira assez vite par découvrir que vous simulez (notamment si vous voulez simuler un reflux en ne vidant pas complètement votre vessie). Si il n'est pas assez compétent, il ne fera peut être pas tous les examens et vous proposera un traitement, alors que vous n'avez rien... Vous risquez donc d'avoir les inconvénients du traitement et bien entendu aucun avantage.

En fait, vous ne cherchiez pas du tout à être traité, donc vous voila embringué dans des traitements pour vous faire "guérir", ce que vous ne souhaitiez pas. Vous souhaitiez juste qu'on reconnaisse votre "handicap" et qu'on vous laisse porter des couches tranquille ! Seulement voila, pour un médecin, mettre des couches n'est pas du tout satisfaisant, c'est même la pire des choses, puisqu'il y a des risques pour la peau et que si l'incontinence a une cause, il faut la traiter, car cette cause peut avoir des incidences sur autre chose, comme le fonctionnement des reins, ou une infection de la vessie. Parmi les inconvénients des médicaments qu'on vous proposera : baisse de la libido, impuissance... Etes-vous bien sûr d'avoir voulu aller jusque-là, surtout si votre entourage veut lui aussi votre guérison ? Enfin, on peut aller jusqu'à vous opérer... pour rien.

Le fait de s'inventer une maladie pour en retirer des bénéfices secondaires (le fait de se faire plaindre ou dorloter, d'attirer l'attention, de faire l'important...) est une maladie psychiatrique appelée syndrome de Münchhausen. A mon avis, là encore, fantasmer c'est bien, mais franchir le pas c'est à vos risques et périls, vous n'y gagnerez rien.

Faites plutôt croire à votre entourage (s'il est crédule) que vous avez vu un médecin et qu'il vous a dit après vous avoir examiné qu'il n'y avait rien d'autre à faire que de mettre des couches... ou que vous n'oserez jamais aller voir un médecin pour ça et que vous préférez encore vos couches, en prenant un air malheureux...

Qu'est-ce qu'une infection urinaire et comment l'éviter ?
Quand on a une infection urinaire, on a des douleurs en urinant ressemblant à une brûlure, des envies très fréquentes d'uriner, pour ne faire que quelques gouttes, parfois de la fièvre et des douleurs dans le bas du dos. Quand on fait pipi dans un verre, le pipi est trouble. Il faut impérativement consulter un médecin car il faut mettre en route un traitement antibiotique.

Chez un homme il faut rechercher la cause de cette infection. Chez les femmes c'est assez fréquent et bien souvent anodin, c'est la classique cystite, due au fait que l'urètre est très court chez la femme et les germes peuvent donc plus facilement parvenir dans la vessie. Cela dit, chez l'homme, le fait de faire pipi dans une couche peut les favoriser, sans qu'il y ait d'autre anomalie, notamment du fait de deux pratiques :

- Si on passe 24h/24 et 7jours/7 avec des couches mouillées, on s'expose à ce genre de problèmes. Il faut impérativement prendre une douche soigneuse entre chaque change. Et ne pas porter de couches en permanence, c'est également très risqué pour la peau. En principe, gardez vos couches 6 heures au plus ou la nuit. Pour se traiter avant de voir le médecin : ne plus mettre de couches. Dans la journée, aller faire pipi normalement et boire beaucoup d'eau (2 litres par jour). Cette habitude est à garder (boissons abondantes)cela évitera les récidives.
- Surtout, il y a une chose à ne jamais faire : ne pas vider complètement sa vessie lors d'une miction, et par exemple faire quelques gouttes de pipi toutes les demi-heures en gardant le reste pour se faire un petit pipi plus tard. Il ne faut jamais faire de pipi incomplet. C'est une cause importante d'infection urinaire, car il reste dans la vessie une urine qui stagne et qui se mélange à de la nouvelle urine émise par les reins. Cette "ancienne" urine est très susceptible de s'infecter. En plus elle peut remonter dans les uretères et contaminer les reins quand on bloque la miction, puisque le fait d'arrêter de faire pipi fait refluer cette urine du fait de l'augmentation brusque de la pression dans la vessie.

Comment réussir à faire pipi allongé ?
C'est un problème intéressant et je pense fort répandu. J'ai été et je suis toujours, à un moindre degré, confronté à ce problème. Les réflexes de continence sont tels qu'il es effectivement très difficile de faire pipi allongé.

Les personnes hospitalisées sont d'ailleurs également victimes du problème quand elles ne peuvent pas se lever, les infirmières essayant alors d'user de subterfuges pour vaincre cette difficulté, le premier étant de faire couler un robinet. Je vais donc entrer dans des détails un peu médicaux et techniques.

Première étape : il faut essayer de faire des efforts pour faire pipi en contractant et décontractant les muscles de son ventre, un peu comme quand on pousse pour aller à la selle. Quand on commence à faire pipi, il faut essayer alors de se décontracter au maximum, en laissant couler, pour être bien détendu et relâché, cette fois sans effort de poussée, histoire de bien s'imprégner des sensations ressenties.

Deuxième étape : mettre deux oreillers et essayer de faire pipi comme quand on est aux toilettes. En position semi assise, c'est beaucoup plus facile. Il faut au début s'imaginer aux toilettes, et faire abstraction du fait qu'on est au lit. Essayer le robinet qui coule dans une pièce voisine, ou se l'imaginer. On peut essayer des "trucs" pour acquérir en même temps le conditionnement : sucer en même temps sa tétine, ouvrir la bouche, lever un bras, n'importe quoi, mais toujours le même geste. Puis on continue de faire pipi en s'allongeant quand le jet a commencé.

Troisième étape : continuer en passant progressivement à une position plus allongée. S'étendre d'avantage sur les deux oreillers, puis enlever un oreiller, en laissant toujours le "tic" de mouvement qui va avec. Au bout de quelques jours, voire semaines, le fait de déclencher le mouvement en position couchée suffira à faire venir le pipi.

Chose importante : il faut avoir la vessie pleine, mais pas trop (sinon on ne ressent plus l'envie de faire pipi mais on a seulement le ventre tendu et douloureux). Il faut donc avoir envie de faire pipi avant de se coucher. Si la vessie n'est pas assez pleine, rien ne viendra.

L'idéal est donc de créer un réflexe conditionné. De cette façon, j'ai fait de notables progrès. Il m'arrivait il y a des années de m'endormir finalement avant d'avoir pu faire pipi et de me réveiller en pleine nuit le matin avec une vessie très douloureuse. Il était alors impératif de faire pipi, ce qui donnait alors lieu à une couche super-trempée, ce qui était bien excitant mais parfois toxique pour la literie... A présent, je n'ai guère besoin de plus de cinq minutes pour y parvenir, et parfois quelques secondes. J'y parviens mieux quand Sylviane n'est pas encore couchée, car sa présence peut me déconcentrer, surtout quand elle devine ce que je suis en train de faire...

Pourquoi et comment prendre soin de sa peau ?
L'urine est un irritant pour la peau. Elle provoque rapidement des lésions qui atteignent les tissus sous-jacents et qui peuvent notamment se traduire par des rougeurs, des éruptions cutanées ou des ulcérations. Ces ulcérations, appelées "escarres" de pression ou de point de contact, sont beaucoup, beaucoup plus faciles à prévenir qu'à guérir.

Si vous remarquez des rougeurs ou une ulcération de la peau, appelez immédiatement un médecin. Une fois installée, l'escarre peut produire une sécrétion susceptible de contenir du pus, dégager une odeur nauséabonde et, éventuellement, prendre une couleur noirâtre indiquant une grave infection ou une mort tissulaire. Les escarres peuvent rapidement s'aggraver et atteindre les muscles, les tendons et l'os. Dans le pire des cas, il faudra faire appel à la chirurgie pour nettoyer la zone infectée. La guérison de l'escarre et la formation de nouveaux tissus pourront prendre des mois.

Pour lutter contre les problèmes cutanés liés à l'incontinence, suivez les quelques recommandations suivantes :

- Examinez la peau tous les jours, en cherchant des signes d'irritation cutanée. Si la peau semble rosie, rouge vif, échauffée, irritée ou abîmée, appelez votre médecin ou votre professionnel de santé. Bien souvent, lorsque les choses sont prises à temps, le traitement est simple et efficace. Chez la femme, une infection vaginale peut engendrer des sécrétions provoquant une irritation.
- Pour aider la peau à sécher le plus rapidement possible, changez les produits absorbants dès qu'ils sont mouillés. Chaque fois que vous effectuez un change, nettoyez la peau avec un savon doux hypoallergénique, et rincez à l'eau chaude. Vous pouvez également utiliser une solution périnéale sans rinçage. Ces solutions sont pratiques et permettent de gagner du temps. Elles permettent de nettoyer l'urine sans causer de désagrément. En outre, elles sont moins agressives pour la peau qu'un savon traditionnel.
- Après rinçage, laissez sécher à l'air libre et tapotez doucement la peau avec un chiffon sec. Appliquez une fine couche d'une pommade empêchant la formation de poches d'humidité. Votre médecin ou pharmacien pourra vous recommander une pommade efficace. Evitez le talc, qui retient l'humidité dans les plis cutanés.

Comment diminuer l'odeur d'une couche sale ?

Le principal inconvénient d'une couche sale c'est bien sûr la mauvaise odeur difficilement dissimulable. Il existe toutefois quelques "remèdes". Tous ces conseils ne sont bien sûr pas garantis, ne vous rendez pas malade !

- Le parfum de violette semble avoir un effet masquant assez efficace sur ce genre d'odeur. A utiliser toutefois raisonnablement pour ne pas trop embaumer la... violette !

- Il semble que manger beaucoup de fruits rouges (framboises, mûres, etc.) aide à diminuer l'odeur des selles, probablement à cause des anti-oxydants que contiennent ces fruits. Vous pouvez par exemple en manger le matin au petit déjeuner en prévision de ce que vous prévoyez de faire le lendemain.

- Il existe des médicaments spéalisés pour diminuer les odeurs, renseignez-vous toutefois sérieusement avant d'essayer, ça reste avant tout des médicaments à utiliser avec précaution ! Le premier se nomme Whiff, c'est une capsule à prendre tous les jours qui permet d'éliminer/diminuer l'odeur de vos selles. Les effets secondaires connus sont flatulences et diarrhée durant les deux premières semaines (mais ça passe quand votre organisme s'habitue) et des selles de couleur verte. Il existe un autre médicament nommé Champex qui ne semble pas avoir d'effets secondaires aussi importants. Il semble enfin que les comprimés à la chlorophylle diminue considérablement l'odeur des selles, mais ils sont généralement utilisés afin de "purifier l'organisme" et s'accompagnent de nombreux effets secondaires désagréables.



About ABKingdom
Guide de la communauté
About ABKingdom
Advertise
Recrutement
Legal
Terms of Use
Privacy Policy
Help and Support
Help
FAQs
Help forum
Report an abuse
Copyright © 1999-2010 ABKingdom. All rights reserved.